Guy Smaïli 8e Dan

Guy Smaïli 8e Dan

Publié par Lindsay le 5 mars 2021

Guy Smaïli obtient son 8e Dan

Guy Smaïli fait partie des rares judokas français à avoir décroché le grade de 8e dan !
(ils ne sont qu’une cinquantaine en France à avoir ce niveau).

Guy Smaïli

né le 15 mars 1946 à Clermont- Ferrand.

Père employé à l’imprimerie de la Banque de France et sa maman, mère au
foyer. Tout commence le jour où son père sur les conseils d’un ami et collègue de travail qui était le président de la section Judo de l’association sportive de la banque de France à Chamalières, l’amena au club de judo. À cette époque il ignorait l’existence du judo, et ne savait même pas en quoi ce sport consistait.

Guy était tout d’abord un grand amateur de boxe, il voulait apprendre à boxer. Mais pour ses parents, il était hors de question qu’il pratique ce sport.

Sa première visite au dojo à l’âge de 13 ans fût une surprise… Les kimonos, les ceintures de couleur, le tapis, le silence, le salut, l’échauffement, le bruit des chutes… Personnes ne parlaient, mais tous criaient par intermittence. Trop impressionné et n’ayant pas le courage de commencer, il resta assis sur une chaise à observer. Il n’avait jamais été confronté à une telle ambiance, le judo étant à l’époque davantage réservé aux adultes.
Pourtant ce premier contact fut pour lui une révélation.
À sa deuxième « visite » il était décidé . En enfilant pour la première fois de sa vie un kimono, il était séduit, curieux et fier!
C’était le judo qu’il voulait pratiquer.

C’est donc en 1959 qu’il prend sa première licence et aujourd’hui il en est à sa 62ème licence !

De 1969 à 2015, il devient professeur et directeur technique de l’École Clermontoise de Judo du Stade Clermontois . Et actuellement, il est formateur et juge national, et s’implique dans différentes commissions nationales de la fédération française de judo.

Pour lui avoir été un professeur de judo, c’est offrir une éducation permanente adaptée au débutant comme au confirmé, c’est faire naître la confiance chez l’élève afin qu’il puisse assumer et développer sa personnalité en alliant l’éducation du corps et de l’esprit à celle de la citoyenneté.

En 1976, il décide de partir au Japon pour maîtriser au mieux cette discipline. Il retrouve un judoka deux fois champion du monde. Il s’agit d’Hiroshi Minatoya.

Hiroshi MINATOYA ( 9e Dan)
Triple champion du Japon / deux fois
champion du Monde

Hiroshi Minatoya lui fait « vivre » le Judo japonais dans le sens large du terme. Sur le plan matériel, aucun confort, pas de chauffage dans leur dortoir, ni au dojo, quelque soit le temps les fenêtres n’étaient jamais fermées. Certains matins il y retrouvait du givre sur les tatamis.

Guy Smaïli côtoyait et expérimentait journellement la souffrance, l’humilité, le surpassement moral et physique, le plaisir de se savoir capable d’absorber et de résister à tout cela. Il apprit particulièrement à gagner contre lui-même pour savourer, à son niveau, la plus belle des victoires.

Arténium Ceyrat avril 2019 (photo B.DUPICHAUD)


Avec Shozo AWAZU Sensei…le père du Judo français

En compagnie de Hiroshi Minatoya et de Toyokazu Nomura
Photo de classe

Durant toutes ces années son palmarès est d’avoir contribué dans un premier temps à l’éducation de milliers d’enfants qu’on lui a confiés, ainsi que la formation de nombreux professeurs, de nombreuses ceintures noires et de hauts gradés du Judo français.
C’est également d’avoir pu accompagner de nombreux élèves sur des podiums nationaux et internationaux et d’avoir la satisfaction de leurs résultats avec des titres et des médailles sur le plan Européen et Mondial.

L’exemple m’a séduit….le bon exemple m’a inspiré… la valeur de l’exemple m’a enrichi…

Guy Smaïli